Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 22:02
Le Bhoutan, petit royaume de l'Himalaya, est-il menacé par ses glaciers ? Le pays a beau avoir fait de la protection de l'environnement sa principale marque d'identité depuis les années 1970, il n'échappe pas au réchauffement climatique global, provoqué notamment par ses voisins indiens et chinois en plein développement.

Résultat : les centaines d'étendues glaciaires que compte son territoire fondent de plus en plus vite. En hauteur, de gigantesques lacs se forment à la saison chaude. En cas de rupture des moraines, ce sont des centaines de milliers de mètres cube d'eau qui sont prêts à se déverser en aval. De véritables raz-de-marées des montagnes, dont un exemple s'est déjà produit en 1994, provoquant la mort de 17 personnes et d'importantes destructions.

Mais de tels phénomènes auraient également de graves conséquences économiques. Ils mettraient en péril les installations hydroélectriques dont le pays tire la majeure partie de ses recettes, revendant l'électricité qu'il produit à l'Inde.
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 12:53
Rien n'arrête plus les pays du Moyen-Orient. Derniers projets fous en date, la construction de deux ponts de la démesure permettra d'allonger encore la liste des records établis dans cette région. Dubaï aura le plus haut, tandis que le plus long du monde reliera le Qatar à Bahreïn.

A Dubaï, la construction a débuté en février. Baptisé "Sixth Crossing", l'ouvrage permettra en 2012 de franchir le bras de mer qui coupe la ville en deux. Divisé en deux segments, il mesurera au total 1,7 km de long et traversera la petite île de "Creek Island", sur laquelle doit être construit l'opéra de Dubaï. Pour absorber la croissance exponentielle de la circulation automobile, il comportera 12 voies de circulation et une ligne de métro. Mais c'est surtout son architecture qui impressionne. Les deux parties seront surmontées de deux immenses arches métalliques, inspirées des dunes de sable qui entourent Dubaï, dont la plus haute culminera à 205 m au dessus du sol. Coût des travaux : 556 millions d'euros.

Mais il y a plus impressionnant encore. Le projet dévoilé début mai de liaison routière entre le Qatar, dont le territoire forme une péninsule qui s'avance dans le Golfe Persique, et Bahreïn, île située entre les côtes de l'Arabie Saoudite et du Qatar, prévoit la construction d'une autoroute en pleine mer de 40 km de long sur 4 voies. Un contrat de conception et de réalisation de 3 milliards de dollars remporté par un consortium emmené par le groupe Vinci, à qui l'on doit notamment le Pont de Normandie.

La liaison sera en fait une succession de digues (18 km en tout), là où l'eau est la moins profonde, et de ponts et viaducs (22 km) sur les parties plus profondes, dont deux ouvrages à haubans de 400 m sous lesquels pourra s'effectuer le trafic maritime. Passer d'un pays à l'autre ne prendra alors plus que 30 minutes contre 5 h actuellement. Jusqu'à présent, le voyage en voiture implique de transiter par l'Arabie Saoudite, elle-même reliée à Bahreïn depuis 1986 par un pont de 26 km.

Mais le défi technique ne sera peut-être pas le plus difficile à relever. Vinci va surtout devoir réaliser ce gigantesque projet en seulement 60 mois, dont 51 de travaux, pour une livraison prévue en 2013. Pour tenir ces délais, il faudra avancer de 800 m par mois et faire travailler 5 000 ouvriers. 
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 12:02
Sotchi sera-t-elle prête pour 2014 ? A six ans des JO d'hiver qui doivent se tenir dans la ville russe, établie au pied du Caucase et au bord de la mer Noire, certains en doutent déjà. Un groupe de BTP autrichien, chargé de l'agrandissement de l'aéroport, a estimé que le défi serait quasi impossible à relever.

Selon son PDG, la ville ne disposerait même pas des infrastructures de base indispensables à la réalisation des grands travaux d'aménagement, estimés à au moins 10 milliards de dollars. Elle manque de routes, de lignes de chemin de fer, d'électricité, de logements pour les 100 000 ouvriers qui devront travailler sur place. Elle ne dispose pas non plus de port en eaux profondes par lequel acheminer les énormes quantités de matériaux qui vont être nécessaires.

En visite à Sotchi en avril, Jean-Claude Killy, délégué du Comité international olympique, a lui-même reconu que ces Jeux représentaient "le plus grand défi" qu'une ville olympique n'ait jamais eu à relever en termes d'infrastructures à construire.
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /Mai /2008 11:49
C'est un boom immobilier sans précédent. Phnom-Penh, la capitale du Cambodge, cède à son tour à la fièvre de la construction. Chantiers et immeubles poussent à toute allure à travers la ville. Une frénésie sur laquelle Libération revient dans un récent reportage.

L'essor actuel est évidemment en partie spéculatif. Grâce au retour de la stabilité politique, à une importante croissance économique et, parfois, à une forte corruption, l'argent coule à flots au sein des classes dirigeantes. Pour les promoteurs locaux et étrangers, le pays constitue donc un terrain d'investissement idéal. Conséquence : entre 2006 et aujourd'hui, le m2 de foncier est passé de 500 à 3000 dollars. Et les milliers d'appartements mis en vente s'arrachent.

Pour les populations modestes, en revanche, habiter la capitale devient mission impossible. Les petits propriétaires, alléchés par l'envolée des prix, sont nombreux à vendre leurs terrains pour aller s'installer en périphérie. De leur côté, les bidonvilles, dont certains installés à deux pas du centre de Phnom-Penh, sont progressivement vidés, manu-militari, de leurs habitants, qu'on envoie s'installer à plusieurs dizaines de kilomètres, dans des zones parfois dépourvues d'accès à l'eau courante, éloignées des écoles et des activités économiques.

Avec ces innombrables chantiers, c'est aussi tout le visage urbain de la capitale, réputée pour son architecture ancienne et ses bâtiments peu élevés, qui est en train de changer en profondeur. Pour la première fois, une tour est en construction, depuis le mois de mars. Destinée à des habitations de grand luxe, elle s'élèvera sur 42 étages. Et dix autres projets du même type seraient déjà en préparation.

Phnom-Penh, sur les traces de Singapour ou Bangkok ? En 2005, un responsable de la municipalité affirmait pourtant le contraire...
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 11:08
Le Mont St-Michel fête ses 1300 ans d'existence. L'occasion pour le site Batiactu de revenir sur le gigantesque projet de réaménagement et de désensablement de sa baie, destiné à lui redonner son caractère maritime, dont les travaux ont débuté en 2006. Pas moins de 164 millions d'euros seront nécessaires d'ici 2014.

A terme, l'ensemble du dispositif comprendra divers aménagements hydrauliques, dont un barrage, sur le Couesnon, la rivière qui se jette dans la baie. Les parkings, quant à eux, seront rejetés sur le continent. Les visiteurs accéderont au rocher via un pont passerelle de 700 m de long. Ils sont 3 millions chaque année à franchir les portes du Mont.
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 00:51
Ce sont les images satellites qui en ont fourni la preuve et c'est le Figaro qui rapporte l'information. La Chine a construit un imposant complexe pour sa marine de guerre au coeur de l'île de Haïnan, au sud-est du pays.

En pleine zone tropicale, cernée de plages de sable blanc, la base est en grande partie souterraine. Outre un port, visible sur les photos, elle comprendrait de gigantesques tunnels capables d'abriter des porte-avions, des navires et des sous-marins par dizaines. Sa taille laisse à penser qu'elle pourrait même regrouper à terme l'intégralité de la flotte nucléaire chinoise.
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 21:29
Réchauffement ou refroidissement climatique ? La théorie d'une baisse des températures en Europe dans les années à venir, qui a déjà fait l'objet de nombreuses recherches depuis 2005, est de nouveau mise en avant dans une étude publiée par un groupe de scientifiques allemands. Selon eux, le réchauffement global de la planète pourrait être atténué, dans les pays européens et nord-américains, par un rafaîchissement de l'Océan Atlantique durant une dizaine d'années. En cause, une fois de plus, le Gulf Stream.

Ce célèbre courant marin chaud est la composante nord-atlantique de ce que les scientifiques appelent la circulation thermohaline, c'est-à-dire l'immense chaîne des courants qui parcourent les océans du globe, formant une boucle aussi surnommée "tapis roulant". Un déplacement permanent dû principalement aux écarts de salinité et de température des masses d'eaux.

Chaînon clé de ce système de circulation, le Gulf Stream prend sa source au sud de la Floride et traverse l'Océan Atlantique en direction de l'Europe. Il est ensuite prolongé par la dérive nord-atlantique, qui remonte les côtes européennes jusqu'au Groënland. Les eaux, devenues plus froides et plus salées, plongent alors en profondeur et reprennent la direction du sud. Selon certains scientifiques, le réchauffement climatique, qui entraîne la fonte des glaces polaires, conduirait à abaisser le niveau de salinité des eaux et contribuerait ainsi au ralentissement de l'ensemble du système. L'"inventeur" de cette théorie estime même que le courant nord-atlantique a déjà perdu un tiers de son intensité depuis 1950. Conséquence, d'après l'étude allemande : une probable baisse des températures terrestres de part et d'autre de l'Océan dans les 10 ans à venir. Ensuite, le réchauffement général reprendra le dessus.

Mais ces hypothèses restent largement débattues dans la communauté scientifique. D'autres chercheurs estiment même que les courants marins, contrairement à la circulation athmosphérique, n'ont qu'une influence négligeable sur le climat.
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 19:17
Après le sauvetage du temple d'Abou-Simbel, celui des thermes d'Allianoï ? Rien n'est moins sûr. Pourtant, comme en Egypte il y a 40 ans, un projet de barrage hydraulique, dans l'ouest de la Turquie, à deux pas de la mer Egée, menace aujourd'hui directement un site historique et archéologique de première importance : un centre thermal romain datant du IIe siècle, considéré comme le mieux conservé au monde.

La Turquie n'en est pas à son premier projet en la matière. La cité de Zeugma, sur les bords de l'Euphrate, a déjà disparu au fond d'un lac. Le long du Tigre, Hansankeyf, où coexistent les vestiges de 6000 ans de civilisations successives, est aussi menacé. Le site d'Allianoï, quant à lui, serait englouti sous 17 m d'eau.

Sa mise a jour a débuté en 1998, dans le cadre de fouilles lancées en urgence lorsque le projet de barrage a été rendu public. Sur cette côte de la mer Egée où les sites grecs et romains sont légions, les archéologues vont découvrir une cité d'une importance insoupçonnée. De luxueux thermes, des mosaïques, des colonnes, des sculptures, enfouis sous plusieurs mètres d'alluvions. Sur les 40 000 m2 que la cité occuperait selon les estimations, seuls 20% ont été mis a jour. Pour les opposants au barrage, l'ouverture des lieux au tourisme, à seulement 18 km de Pergame, pourrait donc, à terme, avoir des retombées économiques supérieures à celles qu'offrira le barrage au secteur agricole. Mais l'Etat turc n'est manifestement pas convaincu par cet argument : depuis 2006, il a coupé les vivres des chercheurs, avant de leur retirer leur permis de fouilles. Et envisage désormais de recouvrir la cité d'argile pour la préserver des eaux.
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 23:41
Qui n'a pas entendu parler d'El Niño ? En 1997-98, ce phénomène a provoqué des déréglements climatiques catastrophiques dans l'ensemble du monde, notamment des précipitations exceptionnelles sur les côtes de l'Equateur et du Pérou (15 fois plus de pluie que la normale durant deux mois) et une grave sécheresse doublée d'immenses incendies en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

On savait déjà que le phénomène naît au large de l'Amérique du sud, dans les eaux du Pacifique, au niveau de l'équateur. Les eaux de cette zone connaissent, de manière cyclique (une à deux fois par décennie), des hausses de température décrites comme les plus importantes de la planète. Selon l'une des théories avancées, ces eaux agiraient comme un oscillateur, se chargeant et se déchargeant en chaleur, la phase de décharge correspondant à la survenue du phénomène.

Durant la charge, le volume des eaux chaudes s'accroît, ce qui provoque une élévation du niveau de la mer, tandis que les eaux froides sont repoussées plus en profondeur. Une équipe de chercheurs français a démontré que ces quantités d'eaux chaudes supplémentaires sont amenées dans cette zone du Pacifique par des ondes marines se propageant d'est en ouest (vers les côtes sud-américaines, donc) et engendrées par les vents. En sommes, les courants aériens créeraient des courants marins qui conduisent les eaux chaudes à s'accumuler en un même endroit. Reste à comprendre pourquoi ces processus de charge et décharge sont d'une ampleur extrêmement variable d'un cycle à l'autre...
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 16:02
La Mer-de-Glace fond. Le célèbre glacier du massif du Mont-Blanc, le plus grand de France, qui descend vers la vallée de Chamonix, a perdu 1,8 km de longueur et 110 m d'épaisseur depuis 1850. Pire : il régresse chaque année de 30 m en longueur et 4 à 6 m en hauteur. Conséquence, lit-on dans un article du Figaro : le site de captage d'une centrale hydroélectrique d'EDF, construit sous la glace, menace d'être bientôt à l'air libre.

Bâtie dans les années 1970, cette centrale produit de l'électricité à partir de l'eau du glacier, qui est conduite via une galerie jusqu'à une turbine située dans la vallée. Une installation presque unique au monde, puisque seules deux autres sites hydroélectriques de ce type existent sur la planète (l'un sous le glacier d'Argentière, là encore dans le massif du Mont-Blanc, l'autre en Norvège). 115 millions de kWh sont ainsi produits tous les ans, de quoi couvrir les consommations de 40 000 personnes. Mais la structure destinée à recueillir l'eau, situé à 1500 m d'altitude et enfouie sous deux cents mètres de glace lors de son installation, n'est maintenant plus qu'à une dizaine de mètres de la surface. D'ici trois ans maximum, la glace aura fini de fondre et l'eau ne coulera plus.

EDF se retrouve donc contraint de déplacer cette station plus haut. Le nouveau site se situera 1000 m en amont, là où le glacier fait encore 200 m dépaisseur. De quoi tenir trois décennies au rythme actuel de fonte. Deux ans de travaux seront nécessaires, à partir de début 2009.
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Journaliste depuis 2004, passionné par les territoires et les populations, je vous propose sur ce blog un "fouillis" d'informations glanées ici et là. Pour le reste, rendez-vous sur mon site professionnel.

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