C’est un
phénomène naturel stupéfiant, rapporté par Libération. Au sud de la Patagonie chilienne, un lac
glaciaire de 5km de long et de 80m de profondeur s’est littéralement vidé de ses eaux, laissant place un vaste trou. Dans la nuit du 7 avril, en moins de 12 heures, 200 millions de mètres cubes se
sont déversés dans une rivière en aval.
Baptisé par les scientifiques « Glacial lake outburst flood », cet étrange phénomène est indirectement dû aux fortes températures que la Patagonie a connues durant le dernier été austral.
Sous leur effet, la fonte du glacier qui borde et retient le lac a entraîné une élévation du niveau des eaux qui ont, elle-même, conduit au soulèvement d’une partie du glacier. La masse
liquide a alors pu s’échapper dans l’espace libéré entre la glace et la roche. 8km de course folle.
Selon les scientifiques, le réservoir se remplira à nouveau, mais il lui faudra plusieurs années de fonte des glaces et de précipitations. A cet endroit, le même événement s’était déjà produit il y
a 40 ans. Un phénomène comparable avait également touché
un autre lac, un peu plus au sud,
fin mai 2007.
C'est un
chantier titanesque qui vient de démarrer en Chine. La
ligne de train à grande vitesse qui, en 2013, devrait relier Pékin, capitale politique du pays, à Shanghai, centre économique et financier, s'étirera sur 1 320 km et coûtera 31,6 milliards de
dollars selon les prévisions actuelles.
D'après le vice-ministre chinois des Chemins de fer, "ce sera la plus grande ligne au monde en un seul tenant [...] et c'est le projet d'infrastructure le plus important depuis la création de la
Chine communiste", en 1949. Sur ce trajet comportant 21 gares, les trains pourront circuler à 350 km/h, mettant les deux mégapoles à 5 heures l'une de l'autre, contre 10 aujourd'hui.
Mais ce devrait n'être qu'une étape. D'ici à 2020, le pays envisage la réalisation de 18.000 kilomètres de voies à grande vitesse, pour des trains roulant à plus de 200 km/h. Le gigantesque plan
ferroviaire lancé en 2005 prévoit 19 milliards de dollars d'investissements annuels, afin de disposer d'un réseau de 100 000 km de rails à cette échéance. Avec plus d'1,3 milliards d'habitants et
9,6 millions de km2 de territoire (plus de 17 fois la France), le géant asiatique, dont le réseau ferroviaire actuel est saturé par le transport du charbon, s'engage dans de nouveaux travaux
d'Hercule.
Les toits des immeubles plutôt que la rue. Au Caire, au moins 500 000 habitants pauvres, sur les 17 à 18 millions que compte la gigantesque capitale égyptienne, vivent ainsi, perchés au
sommet des constructions. Le Monde leur consacre un
long
reportage.
Au milieu de la saleté, de la pollution et du vacarme des voitures, ces locataires du ciel, dont beaucoup ont pourtant un emploi et quelques revenus, sont parfois installés là depuis des décennies,
dans d'anciennes buanderies ou de petits réduits en briques construits illégalement. La plupart n'ont ni fenêtre, ni eau courante, ni électricité. Et ceux qui possédaient une basse-cour ont même
perdu, ces dernières semaines, leurs maigres moyens de subsistance, après que les autorités ont fait abbatre tous les volatiles, lutte contre la grippe aviaire oblige.
Ils seraient de plus en plus nombreux à pendre un aller simple. Des milliers de Français de métropole attirés par le dynamisme économique, la fiscalité avantageuse, les salaires élevés et,
bien entendu, le soleil et la mer... A 20 heures d'avion de Paris,
la
Nouvelle-Calédonie n'a désormais plus rien d'un paradis secret.
Selon les estimations, 14 000 "métros" se seraient installés entre 2000 et 2004 et autour d'un millier arriverait chaque année. Certains affirment même que 7 500 nouveaux arrivants auraient été
comptabilisés en 2006. Beaucoup, parmi eux, sont des jeunes en quête d'un emploi, attirés par une économie qui manque cruellement de main d'oeuvre dans la plupart des secteurs, ou des
fonctionnaires à la retraite, assurés de toucher ici entre 5 000 et 10 000 euros de pension par mois.
Pour l'île et ses 250 000 habitants, le choc est non seulement démographique, mais aussi économique. Cet afflux de population fait exploser les prix, à commencer par ceux de l'immobilier. A Nouméa,
la capitale, certains quartiers de bord de mer prennent des allures de petite Riviera pour "métros" aisés, tandis que les populations pauvres, d'origine kanak ou sud-pacifique, s'entassent
dans des bidonvilles en périphérie.
Elle a été désignée par les Américains troisième ville
"la plus branchée" du continent, après San Francisco et New-York. Montréal la francophone a changé, comme en témoigne un
reportage du Monde.
La transformation la plus spectactulaire s'observe dans la vieille ville, sur le Vieux-Port et le long du Saint-Laurent. On a construit là un Musée d'archéologie aux lignes futuristes, un centre de
sciences et un bassin de plaisance. Le Vieux-Montréal, longtemps coupé du reste de la ville, est désormais relié aux 30 km du réseau des galeries commerçantes souterraines et l'autoroute qui
séparait les deux quartiers a été intégralement recouverte.
Après le formidable développement du quartier des affaires de Pudong, avec ses gratte-ciels ultra-modernes aujourd'hui célèbres dans le monde entier, sur la rive est du fleuve Huangpu, la
mégapole chinoise entreprend
la réhabilitation et la
reconstruction des anciens quartiers, bâtiments et maisons de son coeur historique, situé à l'ouest du fleuve et des anciennes concessions internationales.
Ces travaux de grande ampleur seraient, selon certains urbanistes participant au projet, les plus importants du genre depuis la reconstruction du centre de Varsovie après la Seconde guerre
mondiale. Ils symbolisent également le changement de mentalité des responsables locaux en matière d'urbanisme et de préservation du patrimoine bâti. Les maisons anciennes, construites au début du
XXe siècle, attirent d'ailleurs de plus en plus d'habitants. Les logements réhabilités pourraient se vendre jusqu'à 10 000 euros le mètre carré.
La hausse du prix du baril de pétrole (un nouveau record vient d'être établi à près de 114 $) aiguise l'appétit de tous les territoires détenteurs de gisements.
Après les Iles Malouines, qui envisageraient de se lancer dans l'exploitation des champs pétrolifères découverts il y a dix ans au large de leurs côtes et jusqu'alors non explorés faute de
rentabilité, c'est
au tour du Brésil de s'enflammer pour l'or noir. Le président de l'Agence
nationale du pétrole vient d'annoncer que l'Etat de Rio de Janeiro disposerait en mer de réserves estimées à 33 milliards de barils, de quoi faire du Brésil le troisième plus gros producteur
d'Amérique du Sud, derrière le Vénézuela et l'Equateur.
L'exploitation de ce gisement exigerait toutefois un forage en eaux profondes, et donc l'installation d'une plate-forme spécialisée dont les travaux de construction pourraient durer dix ans. Utile
?
Le Monde publie une
enquête sur les travaux de construction de l'A65
entre Pau et Langon, en Gironde. C'est actuellement le plus grand chantier d'autoroute de France. Une liaison de 150 km essentielle à la région Aquitaine selon les élus, mais qui traverse les
Landes et menace gravement, d'après les défenseurs de l'environnement, l'écosystème et les paysages de la plus grande forêt de France. Le chantier est d'ailleurs à l'arrêt depuis un avis du Conseil
national de protection de la nature estimant que les mesures de protection du vison d'Europe sont insuffisantes. Les opposants avancent également l'argument économique, affirmant que ce tronçon de
1,1 milliards d'euros ne sera pas rentable, faute d'un trafic suffisant.
La France est le pays européen disposant du réseau autoroutier le plus vaste, avec près de 11 000 km de voies. Plusieurs dizaines de projets sont à l'étude à travers tout le pays pour renforcer ce
maillage.
Serait-ce l'un des équipements de production d'énergie dont les mers et océans du globe seront bientôt truffés? A quelques jours d'intevalle, deux "hydroliennes" viennent d'être insallées au
large des côtes européennes. Equipées d'une hélice, ces éoliennes aquatiques produisent de l'électricité à partir de l'énergie des courants, des marées et des débits de rivières.
En France, un
dispositif, pour l'instant
expérimental, a été installé en Bretagne dans l'embouchure du fleuve Odet, où l'on observe de puissants mouvements d'eau. Haut de 5,50 mètres de hauteur, l'engin de sept tonnes a été immergé à
20 mètres de profondeur. Il dispose d'une hélice à six pales de 3,30 mètres d'envergure, capable de tourner dans les deux sens et dont la vitesse de rotation devrait varier entre 10 et 15 tours par
minute. Si l'expérience est concluante, le constructeur ambitionne d'installer par la suite un modèle d'une puissance de 200 kilowatts.
Mais certains font déjà beaucoup mieux. La
plus puissante
"hydrolienne" vient d'être installée dans un détroit peu profond d'Irlande du Nord. Celle-ci pèse 1000 tonnes, possède une double hélice munies de pales de 16 mètres de diamètre et sera, dès
cet été, capable de fournir 1,2 mégawatt de puissance, soit l'énergie nécessaire pour alimenter en électricité un millier de foyers.
Selon des experts, la France pourrait tirer 3 à 5 gigawatts si elle exploitait l'ensemble de son potentiel hydrolien, et la Grande-Bretagne 35 gigawatts, pour un coût inférieur aux autres sources
d'énergies renouvelables (éolien ou solaire).
Un
article de 01Net reprend les informations d'un reportage diffusé sur
France-Inter : aux Etats-Unis, la célèbre American Border Patrol, très active association de volontaires en lutte contre l'immigration clandestine à la frontière avec le Mexique, ne se contente
plus de patrouiller sur le terrain en quête d'indices ou de sans papiers. Elle a également installé un réseau de caméras de surveillance qui peuvent être actionnées à distance, depuis chez eux, par
les bénévoles. Les internautes se relaient chaque demi-heure pour détecter toute tentative d'intrusion.