Ils seraient de plus en plus nombreux à pendre un aller simple. Des milliers de Français de métropole attirés par le dynamisme économique, la fiscalité avantageuse, les salaires élevés et,
bien entendu, le soleil et la mer... A 20 heures d'avion de Paris,
la
Nouvelle-Calédonie n'a désormais plus rien d'un paradis secret.
Selon les estimations, 14 000 "métros" se seraient installés entre 2000 et 2004 et autour d'un millier arriverait chaque année. Certains affirment même que 7 500 nouveaux arrivants auraient été
comptabilisés en 2006. Beaucoup, parmi eux, sont des jeunes en quête d'un emploi, attirés par une économie qui manque cruellement de main d'oeuvre dans la plupart des secteurs, ou des
fonctionnaires à la retraite, assurés de toucher ici entre 5 000 et 10 000 euros de pension par mois.
Pour l'île et ses 250 000 habitants, le choc est non seulement démographique, mais aussi économique. Cet afflux de population fait exploser les prix, à commencer par ceux de l'immobilier. A Nouméa,
la capitale, certains quartiers de bord de mer prennent des allures de petite Riviera pour "métros" aisés, tandis que les populations pauvres, d'origine kanak ou sud-pacifique, s'entassent
dans des bidonvilles en périphérie.
Retour à la page d'accueil