Les toits des immeubles plutôt que la rue. Au Caire, au moins 500 000 habitants pauvres, sur les 17 à 18 millions que compte la gigantesque capitale égyptienne, vivent ainsi, perchés au
sommet des constructions. Le Monde leur consacre un
long
reportage.
Au milieu de la saleté, de la pollution et du vacarme des voitures, ces locataires du ciel, dont beaucoup ont pourtant un emploi et quelques revenus, sont parfois installés là depuis des décennies,
dans d'anciennes buanderies ou de petits réduits en briques construits illégalement. La plupart n'ont ni fenêtre, ni eau courante, ni électricité. Et ceux qui possédaient une basse-cour ont même
perdu, ces dernières semaines, leurs maigres moyens de subsistance, après que les autorités ont fait abbatre tous les volatiles, lutte contre la grippe aviaire oblige.
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